Contrat quinquennal : l'université de La Réunion à l'horizon 2019

Le président de l'Université de La Réunion et Simone Bonnafous, lors de la signature du contrat.

Le président de l’université, Mohamed ROCHDI et la directrice de la DGESIP, Simone BONNAFOUS ont signé le 25 novembre dernier le contrat quinquennal 2015-2019 entre notre établissement et le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cette signature concrétise la construction de ce projet qui s’est étalée sur près de deux ans. Cette période a notamment été jalonnée par l’auto-évaluation puis l’évaluation de l’AERES, et la construction d’un modèle interne d’allocation des moyens. C’est l’occasion de revenir sur sa construction et ses grandes lignes.

 

Notre université n’a pas à rougir


Dans le cadre de la préparation du contrat quinquennal, une délégation de la DGESIP (direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle), direction ministérielle dont la mission est d’élaborer et de mettre en œuvre la politique relative  à l'ensemble des formations supérieures, est venue à l’Université de La Réunion. Lors de cette visite, exceptionnellement longue -3 jours, du 29 juin au 1er juillet, quand les visites d’autres établissements se mènent sur une journée maximum - plusieurs rencontres (avec les directeurs et directrices des composantes, des laboratoires et des services centraux) et visites de sites (campus du Moufia et du Tampon, PTU, IUT, observatoire atmosphérique du Maïdo et station SEAS-OI) ont été organisées. Elles ont permis à Simone Bonnafous, directrice générale la DGESIP et à son équipe de mieux connaître notre établissement et d’en appréhender les spécificités. La délégation s’est dite impressionnée par la qualité des infrastructures, des équipements, des échanges, des choix stratégiques et du pilotage de l’établissement (ressources humaines, finances, patrimoine, développement durable, recrutements…). D’après Simone Bonnafous, notre université n’a pas à rougir par rapport aux grandes universités métropolitaines et figure même parmi les meilleures universités françaises en termes de pilotage.

Cette visite de la DGESIP a également permis à l’établissement de prendre connaissance des préconisations du ministère pour le contrat quinquennal : coordination de l'offre de formation de la zone océan Indien, approfondissement de l'effort de structuration de la recherche, politique interne de l'établissement en matière de gouvernance, de pilotage et de communication institutionnelle.

Quatre priorités pour devenir demain l’université française de l’océan Indien


C'est l'ambition affichée par la version du contrat quinquennal pour la période 2015-2019 envoyée au Ministère par l'Université de La Réunion : devenir, dans le cadre d'une stratégie partenariale cohérente, la tête de pont de l'Europe et de la France en matière d'enseignement supérieur, de recherche et d'innovation pour rayonner dans la zone océan Indien. Les quatre priorités affichées par l'établissement et proposées au ministère sont les suivantes :

L’établissement entend dès lors afficher quatre priorités au titre de son contrat 2015-2019 :
I.    S’inscrire pleinement dans les politiques européenne et nationale, et dans la stratégie régionale de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
II.    Construire, autour de l’Université de La Réunion, une politique de site adaptée, au service du rayonnement de la France dans l’océan Indien ;
III.    Renforcer le potentiel humain au service du développement socio-économique ;
IV.    Conforter une approche modernisée de la gouvernance fondée sur une stratégie pluriannuelle, dans une démarche d’amélioration continue.

Après plusieurs échanges avec le ministère, le projet de contrat quinquennal a  été soumis présenté aux différentes instances de l’établissement (conseil des directeurs de composantes, conseil académique). Il sera également présenté au comité technique du 3 novembre avant passage au conseil d’administration le 5 novembre.

Allocation des moyens, un modèle précurseur


Parallèlement à la finalisation du contrat quinquennal, la direction de l’établissement a engagé en avril un dialogue avec les composantes afin de proposer une répartition équitable des moyens de l’établissement avec une visibilité pluri-annuelle.
Un modèle de répartition à l’échelle de l’établissement a ainsi été construit, prenant en compte avec différentes clés de pondération (à l’instar du modèle SYMPA utilisé par le ministère pour calculer les dotations des établissements) plusieurs indicateurs tels que le nombre d’étudiants, les taux de réussite, les ressources humaines, les ressources et charges financières, les infrastructures… des composantes. Chacune d’elles a été sollicitée pour faire part de ses projets sur les cinq années à venir.
Ces éléments ont servi à construire des projets de contrat pluri-annuel d’objectifs et de moyens (CPOM), déclinaison à l’échelle des composantes du contrat quinquennal entre l’établissement et le ministère. Ces projets ont été proposés aux composantes et ont fait l’objet de plusieurs rencontres afin de finaliser ces documents.
Ils seront soumis à l’approbation des administrateurs de l’établissement lors du conseil d’administration du 5 novembre.